# e-Readers : La fausse révolution ?!

Par maxime.garrigues

Le 20 January, 2008

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Je le reconnais, je suis ce que l’on appelle un « early adopter ». J’aime les produits innovants et n’hésite pas si j’en ai la possibilité et l’intérêt à les acquérir. Mais voilà, depuis quelque temps, j’ai vraiment du mal avec ce que l’on nomme les e-readers. Désireux de connaître votre avis là-dessus, je me suis lancé dans la rédaction de cet article afin de vous livrer mon point de vue

e-readerLe concept : Il s’agit d’une "machine à lire". Un mélange de PDA et d’ultra-portable avec des caractéristiques adaptés à la lecture numérique. L’écran ne fatigue pas les yeux, grande autonomie ( technologie de l’encre numérique ), interface pensée pour la lecture, encombrement minimal etc… Quelques exemples : Amazon ou Les Echos

Voici pourquoi je suis sceptique :

La lecture, un acte non mobile : Les promoteurs de la "machine à lire" la compare très souvent  à l’ipod. Ils promettent de rendre la lecture mobile tout comme l’a fait l’ipod avec la musique. Le problème c’est que lire en marchant, c’est assez difficile même avec une machine à lire. De plus, à l’inverse de l’Ipod ou de n’importe quel autres lecteurs mp3, la machine à lire n’apporte aucune fonctionnalité supplémentaire par rapport à un livre de poche. Lire un livre dans le métro et toujours possible alors qu’écouter de la musique ne l’est pas sans un appareil dédié. 

Le livre, un produit difficilement dématérialisable : Un livre et pour moi un produit particulier. Un livre à une odeur, on aime le conserver, le collectionner et après lecture, il porte même votre personnalité ( note, réflexion, etc…) Alors que même les films qui n’ont pas ces caractéristiques ont du mal à décoller (VOD) , je suis  sceptique sur le succès de la dématérialisation de ce produit.

Le livre audio, un produit de substitution : Des technologies de lecture automatique de texte existent.  Quel est l’intérêt d’une machine dédiée à la lecture alors que l’on peut écouter les livres graçe à son lecteur mp3 et cela dans n’importe quelle situation ( même en marchant ). Je me pose la question…

La concurrence de l’ultra portable : Apple vient de le prouver, les ordinateurs de demain seront très petits, peu encombrants, avec un grand écran, une grande autonomie et embarquant les fonctionnalités d’un ordinateur. Difficile dans ce cas d’envisager l’achat d’une machine spécialement dédié à la lecture et ne sachant ne faire que çà…

L’achat, quel intérêt ? : Alors même que la machine à lire pourrait avoir un intérêt pour de la location.  ( Résolution des problèmes de dégradation de livres, de vol et de stockage pour les bibliothèques ou encore désactivation à distance du prêt ou de la location) le business model privilégié semble être l’achat et la cible les particuliers…Incompréhensible !

Et vous, qu’en pensez vous ? J’attends vos réactions avec impatience !  

6 responses to "# e-Readers : La fausse révolution ?!"

jdo said:
January 20, 2008

excellente analyse ! je pense vraiment la meme chose que toi de ces e-readers, mais je n’avais pas réussi a mettre le doigt de maniere aussi claire sur ces arguments qui font que ce produit est vraiment….. invendable, de mon point de vue

bravo !

Tony said:
January 20, 2008

je suis assez d’accord sur le fait que le livre restera un objet particulier auquel on ne veut pas substituer un artefact electronique. Certain geste inherant au livre papier reste sans equivalent dans une version electronique comme corner une page, feuilleter rapidement un ensemble de page pour rechercher une info ou revenir sur un passage. La mémoire pour retrouver une information peut être liée a son emplacement physique ce que l’on ne peut pas retrouver dans la version electronique (pour le moment). La version papier a donc encore de l’avenir. La consultation sur support electronique est réservé a l’information dont la durée de vie est courte tel que les actualités, les echanges qui évolus tel que les forums, tweet, …
De plus nous ne cherchons pas a tout lire mais uniquement l’info qui nous intéresse. Les moteurs de recherche (y compris dans la page elle même ) sont vraiment des outils qui favorise l’utilisation des supports electronique. Désolé pour les fautes mais entre ma dysorthographie et le clavier iPhone j’ai de multiples excuses :-)

maxime.garrigues said:
January 21, 2008

@jdo : Merci ;-)

@Tony : Tu sembles avoir mis le doigt sur le seul point positif de cette machine. Le fait de pouvoir chercher rapidement dans le contenu. Le problème c’est que pour être efficace, il faut une BDD conséquente. Du coups, quel est l’avantage par rapport au Net ?

Personne n’a d’avis positif sur le sujet ? Arf…ça va être dur pour les e-readers !

Raf said:
January 21, 2008

Pas tout à fait d’accord avec toi sur ce sujet. Le premier intérêt du e-reader c’est sa légèreté. Tu peux stocker dedans des dizaines de bouquins sans que ça pèse plus lourd dans ton sac. Pas forcément utile pour le lecteur occasionnel mais intéressant pour les gros lecteurs, les étudiants et certaines professions (juristes, avocats, …). Tu le compares à un ordinateur portable, pour moi ça n’a rien à voir, d’abord parce que le e-reader démarre en qques secondes, ensuite parce que la technologie d’écran n’est pas la même (e-ink au lieu d’un écran TFT), le confort de lecture est nettement meilleur. Enfin tu dis que le livre est un objet particulier qu’on ne peut numériser (sentimental le Maxime?), je suis d’accord avec toi, mais ça c’est subjectif, c’est notre conception de vieux qui nageons dans les bouquins papiers depuis 30 ans. Tu vas voir que si tu files des e-readers dès le primaire à des gamins, ils vont les adopter à toutes vitesse sans se soucier du côté sentimental de la chose. Quant au livre audio pour moi c’est inutilisable, d’abord parce qu’il ne crée pas l’écran qui permet de se concentrer réellement sur la lecture, et puis parce qu’on en peut y intégrer ni schémas, ni graphiques, ni photos. Ah et dernier truc, le e-reader peut te permettre en quelques secondes d’archiver de façon informatique les articles ou des passages d’un bouquin qui t’intéressent.
En conclusion, je le vois pas si noir moi l’avenir du e-reader.

maxime.garrigues said:
January 22, 2008

@Raf : Oui mais, toi aussi tu positionnes le produit en priorité sur des usages pros… Là je suis d’accord avec toi mais il semble que le BM privilégié soit les particuliers… D’ou mon incompréhension. Pour moi le timing n’est pas bon ! par contre nos enfants peut-être !

amelaye said:
January 22, 2008

Un pote s’est pointé chez moi avec cette chose.
je lui ai énoncé les memes arguments que dans cet article. Lui trouve qu’un vrai livre ça pue, c’est chiant.
Mais je suis persuadée du flop de la chose.

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